Magie des mots et de l'image.
Dans ce recueil, Thierry Cazals présente des haïkus très, très libres. C'est une bonne chose, pleine de finesse, de délicatesse. Des dessins de Zaü accompagnent ces pages de pure poésie, dont voici un extrait :
Poisson rouge du coiffeur
Que connaît-il du monde à part
Les cheveux qui tombent ?
Mopp
Après la tempête, sur la plage
Un os de seiche brille
Je lui souris
Un recueil de haïkus. Ces petits poèmes à trois vers qui nous viennent du Japon et auxquels s’essaient nombre de nos poètes. Si parfois certains des haïkus que l’on découvre autour du lièvre paraissent un peu longs, d’autres en ont la brièveté lumineuse. Tous ont ceci de merveilleux qu’ils ramassent le monde en quelques mots et nous ouvrent à ses infinis.
Le pinceau de Zaü donne tout en légèreté quelques points d’appui au regard et nous permet d’échapper au vertige.
Une belle réussite ! A offrir dès qu’on sait lire : pour le haïku pas de limite d’âge !
Patrick Joquel
Ambiance asiatique apaisante dans cette ode à la nature qui invite à savourer l’instant, à s’ouvrir au monde et à soi. Bordeaux uniforme des illustrations au pinceau, aussi élégantes que des calligraphies ; poèmes en trois lignes inspirés des haïkus : le mariage des petits riens et de l’universel.
Le Soir (Belgique)
On va tous se l’arracher Le petit cul tout blanc du lièvre au format italien qui se déploie à l’intérieur sur double page en un ensemble concertant texte / illustration. Des poèmes sur trois vers, dédiés aux animaux, grenouille, oie sauvage, hibou, renard, méduse, héron, lézard… et même le poisson rouge du coiffeur ! Le poète va à l’essentiel :
Le fond obscur de l’étang
Parfois une carpe
Tente de gober la lune
Inoubliables les encres bistres de Zaü. La force du coup de pinceau saisit l’âme d’un animal dans son environnement, bord de mer ou rivière. Les contours, les pleins et les réserves, voilà tout l’art de Zaü. Un livre exceptionnel qui plaira aux plus petits comme aux plus grands. Un livre doudou au fort pouvoir de séduction. Un pur bonheur !
Odile Bonneel - Revue InterCDI
Léger et intense à la fois.
Willem - Libération - 17 novembre 2003
Dans un petit album souple, sous une couverture comme laquée de rouge sombre, courent des petits poèmes, un par double page. Courent ou restent suspendus, attrapés par la lumière, un fil, un mot, un son, une image qui nous restent dans l’œil ou dans l’oreille. À tous ceux qui croient que la poésie, c’est long et ennuyeux, il faut donner de toute urgence cet album aux textes légers qui se faufilent dans (entre) les illustrations-calligraphies monochromes, tracées par Zaü d’un pinceau alerte, vigoureux et sûr.
Arple Sélection 2004
