Fruit d'une longue correspondance, la voix de Thierry Cazals donne vie à celle de Vincent Delfosse, jeune haïkiste disparu en 2007.
Au-delà des définitions conventionnelles du haïku, La volière vide est une échappée sur un univers poétique et captivant.
Le dernier ouvrage publié par les éditions L'iroli, La volière vide, continue à faire vivre et renaître l'art particulier du haïku.
Comment dire tant de choses en trois lignes, une phrase, si peu de syllabes... C'est là tout l'art difficile du haïku japonais, une forme très codifiée de poèmes brefs qui doivent dire l'évanescence des choses... Une folie créatrice à laquelle se frottent quelques occidentaux comme Thierry Cazals, qui a déjà laissé son empreinte dans ce style très particulier. Quelques-uns de ses courts poèmes sont repris dans La Volière vide, aux éditions L'iroli, avec pour écho les haïkus d'un jeune poète Vincent Delfosse. Ces deux-là s'étaient rencontrés lors d'une soirée où ils s'étaient reconnus, compris... donnant envie à Vincent Delfosse de s'essayer à la densité et à la profondeur du haïku. Une réussite trop vite brisée par sa disparition brutale à l'âge de 25 ans. La volière vide reprend des textes de ces deux poètes, ces deux générations, dont les « voix se mêlent et s'élèvent, comme la fumée de l'encens ». La confrontation de leurs voix pousse à la réflexion. Mêlant la modernité à la plus pure tradition du haïku, ils capturent le quotidien avec beauté, mélancolie et parfois humour...
Laëtitia Déprez - Le Courrier Picard (vendredi 24 avril 2009)
Le livre est beau, quasiment un objet de collection, et les tercets, agréables, parfois intenses.
Comme le signalent les éditeurs : « Les textes dépassent la dimension conventionnelle du haïku. »
Bien leur en pris ! La simplicité des textes, la justesse des observations suffit à nous transporter.
Ploc ¡ Lettre du haïku N° 24
Les éditions dirigées par isabel Asunsolo proposent le second livre d'une collection dédiée à un couple d'auteur.es de haïku avec une maquette qui approche la perfection : format presque carré, un beau rouge brun de couverture, une typographie blanche, calligraphie noire. Il fallait ce bel écrin pour les remarquables haïkus de ces deux auteurs. Thierry Cazals enseigne au lecteur l'art de modifier son point de vue et Vincent Delfosse celui du gai désespoir.
revue Gong N° 24 (juillet 2009)
Ces textes brefs aptes à contourner l'intellect, savent atteindre directement l'évanescence des choses et des êtres. Une sorte de yoga des mots. Ce livre nous transporte dans un monde subtil où « des 108 perles de mon mala aucune n'est ronde. »
revue Infos-Yoga N°73 (été 2009)




